| Le travail, une malédiction ? - II. Hommes et femmes au travail |
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| Écrit par Thierry Coustenoble - Foyer de Courset | ||||||||||||||||||||||||||||
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II. Hommes et femmes au travail :
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Homme |
Tiré de la terre |
La terre est extérieure à l'homme |
L'homme est expert en extériorité |
Homme et Femme sont créés à l'image de Dieu, qui est communion dans la distinction des personnes.
La femme est experte en communion, l'homme est expert en distinction.
C'est ensemble qu'ils sont image et ressemblance |
Comme personne humaine, je suis construit par ce qui me distingue, autant que par ce qui me relie. La personne humaine est centre de relation. Être « centre » suppose une distinction Être « de relation » suppose la communion |
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Il nomme les choses et les animaux ; il distingue, et sépare. |
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L'homme est expert en séparation, en distinction |
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Femme |
Tirée de l'homme, de son côté, de son cœur. |
La côte, le côté, le cœur est intérieur |
La femme est experte en intériorité. Elle est sentinelle de l'invisible |
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Elle enfante ; elle relie les êtres |
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La femme est experte en relation. Elle possède une capacité d'autrui |
J'ai aussi besoin de l ‘autre pour me connaître, parce qu'il est mon complément.
- Parmi les valeurs fondamentales qui sont rattachées à la vie concrète de la femme, il y a ce qui est appelé sa «capacité de l'autre». La femme garde l'intuition profonde que le meilleur de sa vie est fait d'activités ordonnées à l'éveil de l'autre, à sa croissance, à sa protection, malgré le fait qu'un certain discours féministe revendique les exigences «pour elle-même».
Cette intuition est liée à sa capacité physique de donner la vie. Vécue ou en puissance, une telle capacité est une réalité qui structure la personnalité féminine en profondeur. Elle permet à la femme d'acquérir très tôt la maturité, le sens de la valeur de la vie et des responsabilités qu'elle comporte. Cela développe en elle le sens et le respect des choses concrètes, qui s'opposent aux abstractions souvent mortifères pour l'existence des individus et de la société. C'est elle enfin qui, même dans les situations les plus désespérées - et l'histoire passée et présente en témoigne-, confère une capacité unique de faire face à l'adversité, de rendre la vie encore possible même dans des situations extrêmes, de conserver avec obstination un sens de l'avenir et enfin de rappeler, à travers les larmes, le prix de toute vie humaine. ( Lettre aux évêques de l'Eglise Catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'Eglise et dans le monde, Congrégation pour la Doctrine de la Foi Cardinal Ratzinger ; 31 mai 2004 )
LES CONSEQUENCES DE LA CHUTE ET LE SALUT
Aveuglés par le péché, l'homme et la femme mettent leur espérance dans leur activité au lieu de la mettre en Dieu : pour l'homme, son travail devient sa providence, pour la femme son affectivité. Le travail marqué par le péché, devient lieu de conflit, de servitude, il devient un labeur. La relation marquée par le péché, n'est plus communion, mais inquiétude, domination, séduction.
Dieu fait de chaque activité le lieu du salut. L'homme mangera son pain à la sueur de son front ( Gn 3,19), la femme sera sauvée par sa maternité ( Gn3,16 et Tm 2,15 ). ( en Hébreu, le futur est le temps de l'inaccompli, et non l'impératif de condamnation ).
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Le péché originel blesse en Adam son expertise en extériorité ; son rapport à la terre devient labeur : tu mangeras ton pain à la sueur de ton front. . Son rapport aux choses est troublé : il se met à prendre les personnes pour des choses. Il devient dominateur. Est blessée aussi son expertise en distinction ; il va opposer au lieu de distinguer. |
C'est dans son travail que l'homme va cristalliser les difficultés dues au péché. |
SAINT JOSEPH
Il est l'homme du travail. Par son travail il prépare la vie publique de Jésus. Absent de cette vie publique, il l'est nécessairement de manière sainte : il a fait l'offrande de son absence : il a renoncé à voir le fruit de son travail. |
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Le péché originel blesse en Eve son expertise en intériorité, qui devient une affectivité troublée. Elle passe de l'invisible profond à l'affectif de sensibilité. Sa capacité de relation devient une relation marquée par la possession, ou la séduction. Son rapport aux personnes est troublé : elle met dans des choses des données affectives. |
C'est dans sa relation aux autres, dans son affectivité que la femme va cristalliser les conséquences du péché. |
LA VIERGE MARIE
Elle est mère et épouse. Par sa relation, elle prépare la mission de Jésus. Pourtant, Jésus l'appelle « femme »et non mère : elle a fait l'offrande de sa maternité, et de sa relation : heureuse la femme qui t'a porté - heureuse plutôt celle qui écoute la parole de Dieu et la garde. |
- Il faut aussi relever l'importance et la signification de la différence des sexes en tant que réalité profondément inscrite dans l'homme et dans la femme. «La sexualité caractérise l'homme et la femme non seulement sur le plan physique mais aussi sur le plan psychologique et spirituel, marquant chacune de leurs expressions» Elle ne peut être réduite à un simple donné biologique insignifiant; elle est plutôt «une composante fondamentale de la personnalité, une de ses façons d'exister, de se manifester, de communiquer avec les autres, de ressentir, d'exprimer et de vivre l'amour humain». Cette capacité d'aimer, reflet et image du Dieu Amour, trouve une de ses expressions dans le caractère sponsal du corps, dans lequel s'inscrit le caractère masculin ou féminin de la personne. (...)
Ainsi, le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création, et donc destinés à subsister par-delà le temps présent, sous une forme évidemment transfigurée. De cette manière, ils caractérisent l'amour qui «ne passera jamais» (1Co 13,8), même si devient caduque l'expression temporelle et terrestre de la sexualité, ordonnée à une forme de vie marquée par la génération et par la mort. Le célibat consacré pour le Royaume veut être la prophétie de cette forme d'existence future du masculin et du féminin. Pour ceux qui le vivent, il anticipe la réalité d'une vie qui, tout en restant celle d'un homme et d'une femme, ne sera plus assujettie aux limites présentes de la relation conjugale (cf. Mt 22,30). D'autre part, pour ceux qui vivent la vie conjugale, un tel état de vie devient un rappel et une prophétie de l'accomplissement que trouvera leur relation dans le face-à- face avec Dieu.
Différents depuis le début de la création et demeurant tels jusque dans l'éternité, l'homme et la femme, insérés dans le mystère pascal du Christ, ne saisissent donc plus leur différence comme un motif de discorde qu'il faut dépasser par la négation ou par le nivelage, mais comme une possibilité de collaboration qu'il faut cultiver par le respect réciproque de leur différence.
( Lettre aux évêques de l'Eglise Catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'Eglise et dans le monde, Congrégation pour la Doctrine de la Foi Cardinal Ratzinger ; 31 mai 2004 )
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