Enseignements

icone-christQui est Dieu ? Comment le connaître ? Est-il possible d'aimer pour toujours ? Pourquoi le mal ? Est-ce que toutes les religions se valent ? Que deviennent nos défunts ? Comment pardonner ? L'Eglise : est-elle nécessaire ? Est-ce qu'on peut changer le monde ?

Ce sont là quelques unes des grandes questions que se pose tout homme, tout chercheur de Dieu.

Au cours des retraites fondamentales, les enseignements veulent approfondir ces questions et aider chacun à entrer dans l'intelligence de la foi.

 

L'homme et la femme, serviteurs dans la création PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Thierry Coustenoble- Foyer de Courset   
Index de l'article
L'homme et la femme, serviteurs dans la création
Homme et femme dans le travail
Finalité du travail
Les conséquences de la chute et le salut
Conclusion
Bibliographie
Toutes les pages
Finalité du travail

Créés à l'image de Dieu, nous devons travailler comme Dieu :

1°) séparer - distinguer. Dieu met de l'ordre dans ce qui n'en a pas.

« la vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu'ils ordonnent selon Dieu. » ( LG n°31, Christifideles Laici n°9 )

2°) que la vie foisonne !

Dieu veut la vie !, et non uniquement que tout soit bien à sa place ! Mon travail doit lui aussi conduire à davantage de vie.

3°) le travail conduit au repos

le sens du sabbat, c'est d'entrer dans le repos de Dieu : (cf Ps 95, et Hb 3,7 -4,11 )

Jamais ils n'entreront dans mon repos. (Ps 94-95,11)

le sens du dimanche, c'est d'accueillir le travail de Dieu, qui vient achever le huitième jour ce qu'il a confié à l'homme le sixième jour. Je dois passer de ‘mon travail sur le monde' au ‘travail de Dieu', qui transforme le monde. Ce travail, c'est « tout récapituler dans le Christ » ( Ep 1, 10 )

Donc

  • je travaille pour contempler, ( et non je me repose pour mieux travailler )

  • La finalité du travail, c'est de servir dans l'amour, et non d'être parfait ( l'exactitude par amour,et non l'amour de l'exactitude ) : le travail ne suffit pas à l'amour, puisqu'il n'est pas bon que l'homme soit seul. Ce qui est bon, c'est l'amour dans le travail, et non le travail lui-même.

  • L'essentiel n'est pas le résultat, mais la croissance.

Passer du travail au repos, c'est aussi passer des choses qu'il faut dominer aux personnes que je renonce à dominer ; je connais une chose quand je la domine, je connais une personne quand je renonce à la dominer pour qu'elle existe.

Entrer dans le repos, c'est mettre une limite à sa volonté de puissance.

Le sommet de l'enseignement biblique sur le travail est le commandement du repos sabbatique. Le repos ouvre à l'homme, lié à la nécessité du travail, la perspective d'une liberté plus pleine, celle du Sabbat éternel (cf. He 4, 9-10). Le repos permet aux hommes d'évoquer et de revivre les œuvres de Dieu, de la Création à la Rédemption, de se reconnaître eux- mêmes comme son œuvre (cf. Ep 2, 10) et de rendre grâce pour leur vie et leur subsistance, à lui qui en est l'Auteur.

La mémoire et l'expérience du sabbat constituent un rempart contre l'asservissement au travail, volontaire ou imposé, et contre toute forme d'exploitation, larvée ou évidente. De fait, le repos sabbatique a été institué non seulement pour permettre la participation au culte de Dieu mais aussi pour défendre le pauvre; il a aussi une fonction libératrice des dégénérescences anti-sociales du travail humain. Ce repos, qui peut aussi durer un an, comporte en effet une expropriation des fruits de la terre en faveur des pauvres et, pour les possesseurs de la terre, la suspension des droits de propriété: « Pendant six ans tu ensemenceras la terre et tu en engrangeras le produit. Mais la septième année, tu la laisseras en jachère et tu en abandonneras le produit; les pauvres de ton peuple le mangeront et les bêtes des champs mangeront ce qu'ils auront laissé. Tu feras de même pour ta vigne et pour ton olivier » (Ex 23, 10-11). Cette coutume répond à une intuition profonde: l'accumulation des biens par certains peut conduire à une soustraction des biens à d'autres. ( CDSE n° 258)