| La prière de Marthe a transformé ma tante dans sa manière de vivre la maladie |
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Fin Août 2004, au moment de partir en mission dans un Foyer de Charité en Afrique pour six mois, je suis allée aux Sables d'Olonne dire au revoir à une tante qui m'est très chère. Je l'ai trouvée malade et très vite un diagnostic a été posé : myélome, c'est-à-dire cancer de la moëlle osseuse à un stade déjà bien avancé. Convaincue que je ne la retrouverais pas à mon retour en France, j'ai prié Marthe tous les jours avec G. et C. pendant les neuf mois que ma mission a duré. J'étais et je suis toujours attachée à cette tante parce que nous sommes proches par l'âge (elle a 17 ans de plus que moi) et aussi parce qu'elle a vraiment veillé sur moi après la mort de mes parents, quand je me suis retrouvée seule à 30 ans. Sa maison était presque la mienne. Mon oncle et elle m'y accueillaient chaque fois que je le souhaitais, notamment pour toutes les fêtes. Quand j'ai pu la revoir en juin 2005, elle suivait une chimiothérapie qu'elle supportait bien et avait retrouvé une part de son autonomie chez sa fille auprès de Gap. C'était déjà pour moi un bel exaucement et le signe d'une intervention de Marthe. Une telle récupération m'aurait semblé impensable en septembre 2004 car les lésions dues au cancer avaient endommagé ses vertèbres cervicales au point de nécessiter le port d'une minerve rigide jour et nuit. J'ai pu la visiter ensuite en 2006 et 2007 à la faveur d'un séjour dans un Foyer de Savoie. En septembre 2007, au moment où je regagnais Tressaint, je l'ai trouvée nettement moins bien. Une nouvelle poussée de la maladie se produisait ; il a fallu de nouveaux traitements et elle le souhaitait car des lésions en divers points du squelette réduisaient ses possibilités de déplacement. Finalement en avril 2008, je l'ai vue très dégradée, très amaigrie, ne mangeant plus. Il fallait deux personnes pour la remettre dans son lit. Elle ne parlait plus, complètement prostrée. Tous ses proches s'attendaient à une issue rapide. La prière à Marthe continuait fidèlementFinalement un séjour en soins palliatifs a été décidé ; là, elle a bénéficié d'une excellente prise en charge. Des kinés entreprirent de la faire remarcher car ils voyaient que c'était possible. Une infirmière lui proposa un peu d'huile de la lampe du sanctuaire Notre Dame du Laus et elle accepta que sa fille lui fasse une onction avec, tout en récitant ensemble un Je vous salue Marie. De mon côté, je n'ai pas relâché la prière, comptant sur Marthe et lui parlant de ma tante tous les jours. En deux mois, elle a récupéré la faculté de marcher ; surtout, le goût de la vie est revenu au point qu'elle a quitté les soins palliatifs. Je suis allée la voir de nouveau en avril dernier et je l'ai trouvée toute autre dans sa manière d'êtreAlors qu'elle voulait à tout prix un traitement dans les années passées, j'ai senti qu'elle accepte maintenant de vivre avec la maladie, en sachant que celle-ci évolue. Elle n'a plus envie de se battre à tout prix. Il y a une acceptation du fait qu'elle est malade et va le rester. Elle est presque “libérée” de ce souci et s'est beaucoup intéressée à ma vie, comme si sa maladie à elle devenait presque secondaire. Elle vit l'instant présent à fond, elle goûte pleinement les menus événements de la vie quotidienne, par exemple les visites et notamment celles de sa famille. Cette paix qui l'habite est l'aboutissement d'un long chemin pendant lequel Marthe l'a certainement accompagnée de manière inivisible, l'aidant à franchir des étapes difficiles. Pour moi qui la connais bien, c'est très clair et j'en rends grâce. M.L. – Membre d'un Foyer de Charité
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Grâces et faveurs
Merci !

